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L’éclairage de l’autoroute à péage n’est pas une obligation !

Posté par: Amadou gueye| Lundi 14 mai, 2018 10:05  | Consulté 239 fois  |  0 Réactions  |   

L’éclairage de l’autoroute à péage n’est pas une obligation !

Depuis l’accident tragique du talentueux Papis Mballo, artiste du groupe  guélongal, beaucoup de voix s’élèvent pour clamer l’éclairage du péage comme si c’est le manque d’éclairage qui est la cause de ce triste accident.

En fait, l’éclairage de l’autoroute n’est qu’une fausse idée de sécurité routière :

Il ne faut pas confondre éclairage des véhicules et celui de l’autoroute.

 

Le défaut d’éclairage d’une autoroute n’a jamais été une cause d’accident. Sinon oublions-nous que notre « autoroute » portant le nom de l’autoroute Seydina Issa Laye, est dépourvue d’éclairage public. Oui nous avons plus besoin d’éclairage sur la route nationale en agglomération (Bountou Pikine – Sips- Face Mbao – Petit Mbao – Mbao – Rufisque)  que sur l’autoroute.

L’éclairage est bien un élément de la sécurité active (empêcher l’accident) par opposition à la sécurité passive (n’empêche pas l’accident, mais peut limiter les dégâts en cas d’accident : ceinture de sécurité). Mais faisons attention, il s’agit plus de l’éclairage automobile dont il s’agit.

L’éclairage automobile est obligatoire :

Il faut distinguer l’éclairage public de la route de l’éclairage automobile qui est obligatoire. Les articles 70 et suivants du code sénégalais de la route énumèrent les différents feux obligatoires dans un véhicule. Aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. C’est pour cette raison d’ailleurs que parmi les points de contrôle pour une aptitude technique figure l’éclairage automobile. Donc l’éclairage de la voie relève d’abord et surtout du véhicule. Néanmoins, un éclairage routier public est nécessaire en agglomération pour assurer la sécurité, même au-delà du Traffic automobile. C’est pourquoi je suis le premier à exiger l’éclairage de la route nationale en agglomération. Mais il en va autrement pour l’autoroute.

L’éclairage des autoroutes, qui sont forcements des routes à sens unique très sécurisées, ne serait-ce que pour cette raison, n’est pas prioritaire.  Seuls les postes de péage doivent être suffisamment éclairés. Sinon comme le révèle l’Instruction du ministère français des Transports (circulaire du 12 décembre 2000), sur les conditions techniques d’aménagement des autoroutes de liaison, l’éclairage peut aussi être opportun dans les sections d’autoroute traversant ou avoisinant des zones  dont l’éclairage risque de gêner la circulation sur l’autoroute. C’est le cas des aéroports ou zone d’activités très éclairée.

Même dans les pays de référence, les autoroutes de ne sont pas forcément éclairées:  

Par exemple en Europe la Belgique qui avait exceptionnellement opté pour l’éclairage public de ses autoroutes tant à éteindre ses lampes. Donc contrairement à certaines idées répondues, l’éclairage de l’autoroute à péage n’est pas forcement la cause de l’accident qui monopolise l'actualité ce mois de mai 2018. L’accident a emporté l’un des espoirs les plus sur du monde artistique sénégalais : Papis Baba Mballo. Mais notre honnêteté intellectuelle nous impose quelques questionnements, loin des considérations superficielles:

Combien de véhicules transitent par cette section  sans accident ? Combien de personnes sont mortes dans ce même accident ? Par ou et dans quelles conditions est passé ce même véhicule avec le même conducteur à l’aller ?

À la suite de la soustraction frauduleuse (vol), en 2007, des câbles d’éclairage de l’autoroute A15 en ile de France, la Dirif (Direction interdépartementale des routes Ile-de-France) a été ravie de constater après une observation de 3 ans, «une baisse de 30% des accidents», selon David Zambon, directeur. Cela veut dire que l’absence d’éclairage (le noir) n'est pas forcement néfaste à la sécurité routière contrairement à ce qui se dit actuellement au Sénégal. Un début de réponse aux inquiétudes des Sénégalais comme le respectable Chiekh Yerim seck (article sur whatsapp), soucieux de la sécurité de leurs compatriotes.

D’ailleurs, comme le souligne un article de Angélique Négroni du figaro en ligne publié le 26 octobre 2011, « Diverses études ont révélé que des routes non éclairées entrainaient plus d'inconfort et donc plus de vigilance. La vitesse baissant, les accidents chutent également. Une affirmation qui a ses détracteurs, mais qui suscite de plus en plus d'intérêt » (les autoroutes éteignent la lumière).

Enfin, à la question est-on obligé d’éclairer ? Le Guide d’application de la norme européenne éclairage public EN 13201  répond par la négative (ASSOCIATION FRANÇAISE DE L’ÉCLAIRAGE ; SYNDICAT DE L’ÉCLAIRAGE). À cela peut s’ajouter la réponse du ministre français de l’équipement à la question écrite du sénateur Ivan Renard publié dans le Journal officiel du Sénat français du 23/06/1994. La question, tout comme la réponse du ministre se sont fondées sur une étude  de la commission internationale de l'éclairage, la plus haute instance internationale en la matière, qui a rendu publiques les conclusions de soixante-deux études menées dans quinze pays. En plus d’avoir illustré la non-nécessité d’un éclairage public sur autoroute, le ministre a admis  l’importance de l’éclairage en altération. Mais surtout le caractère onéreux de l’éclairage public autoroutier.

À la rigueur ce qu’on peut décrier sur l’autoroute à péage, c’est la présence d’animaux (nak)  sur la chaussée autoroutière (et le prix bien sûr). D’ailleurs c’est sur ce point (inadmissible) que le Président de la République (qui bien informé) a beaucoup insisté. C'est à ce niveau qu’il faut agir. Pas dans l’éclairage. 

C’est le conducteur qui doit adapter sa conduite aux circonstances :

Même sur la route la plus éclairée au monde lorsque le conducteur ne sait pas respecter les regels du code de la route et adapté sa conduite aux circonstances, personne ne peut le sauver.

Ni la route, ni le véhicule ne provoquent l’accident plus que le conducteur lui-même.

Lorsque la chaussé est mouillée le conducteur doit réduire sa vitesse et savoir que sa distance d’arrêt vas s’allonger ;

Lorsque la route est obscure, le conducteur doit doubler de vigilance et observer les réactions lumineuses du véhicule devant lui. Ce qui peut être moins aisé lorsque la route est éclairée à cause de la pollution lumineuse.

L’accident peut relever de plusieurs facteurs : pas forcément l’éclairage

Sur la route la plus éclairée, lorsqu'il y a choc, tout passager qui  ne met pas sa ceinture de sécurité est le davantage exposé à la mort. À 50km/h le poids d’un homme de 70kilos sera multiplié au moins par 20. Ce qui fera un poids d’une tonne 400kilo que rien appart une ceinture de sécurité qui peut techniquement, retenir jusque 3 tonnes, ne peut stopper.

En outre, même des pneus déséquilibrés ou sous gonflés peuvent être à l’origine d’un accident mortel. Combien de sénégalais savent la quantité d’air à mettre dans chaque pneu de son véhicule ?

Combien de sénégalais connaissent et respectent les marquages au sol et les nombreux panneaux sur l’autoroute à péage ?

Des animaux sur la chaussée autoroutière, C’est « inadmissible » :

Comme l’a si bien souligné le Président de la République, il est inadmissible que des animaux ou même des piétons se baladent sur une autoroute ou la vitesse peut aller jusqu’à 110 km/h.

Des animaux sur l’autoroute peuvent bien être à l’origine d’accident. C’est sur ce point, que la société de gestion du péage en l’occurrence la Sénac S.A. portant le nom de son dirigeant Monsieur Gérard SENAC, doit aller plus loin que mettre des signaux d’interdiction (piéton , véhicule à traction animale) à l’entrée et le long des sections de l’autoroute. Il doit être mis en place des dispositifs qui empêchent l’accès aux piétons et animaux en prenant en compte toute forme de servitude de passage (hors Dakar).  Ceci est une recommandation parmi tant d’autres.

Cinq (5) Recommandations aux usagers de l’autoroute à péage :

Mettons toujours notre ceinture de sécurité : avec une observation de 2h ce dimanche 13 mai 2018, sur une section du péage, j’ai (sommairement) enregistré que 6 Sénégalais sur 10 ne portent pas de ceintures de sécurité sur le péage. Les passagers des transports en commun comme les taxis, n’en parlons pas. Or, au Sénégal le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour les passagers à l’avant. Respectons  les limitations de vitesse sur l’autoroute à péage : même à 110km/h (la vitesse limite conformément à l’article 5 annexe 0 du code de la route) il n’est pas rare d’entendre des coups de klaxon venant du véhicule se situant juste derrière  tentant par-là  de nous dépasser. À quelle vitesse roule-t-il ? Si l’on sait que pour dépasser un véhicule il faut au moins aller à 20km/h de plus de que lui afin que le dépassement soit bref. Ne violons pas les distances de sécurité entre véhicules successifs : 9 Sénégalais sur 10 ne respectent pas les distances de sécurité en circulation. La preuve, il est fréquent de voir des carambolages sur nos routes. Même les bons conducteurs qui tentent de se conformer constatent qu’à moins 500m un autre viendra s’insérer dans cette distance. À 110km/h un véhicule a besoin de plus de 100m pour s’arrêter (temps de réaction et distance de freinage). Ne téléphonons pas au volant : Surtout  à 110km/h : Il est très fréquent de voir sur l’autoroute à péage un conducteur au volant : un bras au volant, l’autre tenant  son téléphone. Le téléphone au volant augmente le temps de réaction et allonge donc la distance d’arrêt. Le téléphone déconcentre le conducteur qui ne verra que tardivement un obstacle comme des animaux et réagira tardivement. Lorsque c’est le passager qui informe le conducteur de la présence d’animaux ou d’obstacle sur la chaussée il y problème à ce niveau. Disons-nous la vérité. Je ne fais pas allusion au cas de l’accident récent. Je fais une analyse objective globale. Car pour cet accident seul les experts peuvent avec les indices et témoignages juger de la responsabilité de chacun. Respectons les règles du Code de la route pour notre propre sécurité :

La première règle de sécurité routière réside dans l’effort de connaitre et  d’appliquer les règles de conduite. Celui qui s’y engage adaptera sa vitesse et sa conduite en fonction des circonstances. En l’absence d’éclairage, roulez moins vite en fonction de votre visibilité. En cas de fatigue reposez-vous. Je le répète, même avec les lampes les plus éclairées au monde, il y aura des accidents si nous ne faisons pas l’effort de connaitre et de respecter les règles du code de la route. L’autoroute à péage et habillée de signalisations. On y trouve même les nouveaux panneaux de signalisation se sécurité routière. Mais combien de sénégalais connaissent, regardent et respectent ces signaux ?

Huit (8) Recommandations sécuritaires au gérant de l’autoroute à péage :

Installez des Postes d’appel d’urgence et des refuges : aucune borne d’appel d’urgence n’existe sur l’autoroute à péage. Un téléphone portable ne peut pas remplacer un poste d’appel d’urgence. L’exemple le plus simple et que le poste identifie automatiquement le lieu. Il faut aussi des endroits sécurisés pour habiter les passagers d’un véhicule en panne ou accidenté. Pour éviter les sur-accidents. Cela relève de la sécurité passive.

 

Mettez des panonceaux de rappel de la vitesse limite pour chaque catégorie de véhicule : Combien de taximan ou même de sénégalais savent que la vitesse limite pour un taxi (90 km/h : article 01 annexe 0 code de la route) et différent de celui des autres véhicules particuliers de même poids. Avec un tel dispositif, les clients veilleront au respect des règles de limitation de vitesse. Aucun taxi ne doit rouler à 110km/h sur l’autoroute à péage. C'est aussi valable pour les "tata" et les DDD. Rien contre les transports en commun : un métier noble. Mais en considérant le nombre de personnes qui les prennent chaque jour, nous devons aussi les indexer pour améliorer la sécurité de leurs clients sur l’autoroute.

 

Généralisez les barrières (glissière) de sécurités aux rives droites de l'autoroute à péage : il est impératif de placer des glissières sur les rives droites pour absorber les véhicules en cas d’accidents et de perte de contrôle à haute vitesse. Dans certaines sections de l’autoroute il y pas de glissière. Un autre bienfait des glissières et d’empêcher la traversée de la chaussée autoroutière par des piétons et animaux qui peuvent causer des accidents.  Car à 110 km/h les dispositifs doivent occulter à la fréquentation de tout intrus.

 

Placez des dispositifs de contrôle de la vitesse sur l’autoroute: Il y a bel et bien des signaux de limitation de vitesse sur presque toutes les sections du péage. Mais aucun dispositif de contrôle n'existe sur cette autoroute privée, pour l’instant. Pour autant que des investissements soient faits pour empêcher toute fraude au paiement, des usagers, il aurait été judicieux d’en faire de même pour forcer ou inciter l’usager à respecter la vitesse limite (110). Rien n’empêche d’équiper l’autoroute en système radars avec des rapports d’avertissement et d’information aux forces de défense et de sécurité, en cas de récidives.

 

Améliorer les équipements de secours : Un hélicoptère aurait permis de sauver le corps de Ndéye Marie SARR qui a rendu l'âme dans l'incendie de son véhicule le mardi  9 juin 2015 vers 17h, sur l'autoroute à péage à hauteur de dalifort. Puisque, les conducteurs ayant occupé la bande d’arrêt d’urgence, les sapeurs-pompiers n'avaient plus de voie, pour accéder au lieu de l’accident. Par conséquent, les secouristes ne trouvent aucune issue pour passer. Investir sur un hélicoptère serait une excellente preuve pour illustrer l’importance de la préservation de la vie dans la politique de sécurité autoroutière de SENAC. 

 

Aménagez des zones d’évitement et de récupération : les nombreux tonneaux enregistrés sur l’autoroute à péage, dont les plus marquants sont celui de la demoiselle Ndèye Marie SARR (le mardi 9 juin 2015) et celui de Papis de GUELONGAL, font fortement douter des caractéristiques de cette route à permettre aux conducteurs faisant face à une situation critique d’éviter un choc à la suite d’une manœuvre (coup de volant brusque, freinage brusque) ou de se récupérer. En exemple, j’ai noté un manque de voie de détresse pour sauver un conducteur de véhicule dont le système de freinage est non répondant, en cours de route.

 

Mettez en place un éclairage modéré non gaspilleur d’énergie : La sécurité c’est aussi un sentiment personnel que le conducteur ressent. Si mettre des lampes peut parfaire ce sentiment pourquoi pas. Toutefois, je confirme que le manque d’éclairage n’est pas la cause des accidents  dans le péage. Au mois d’aout 2009 l’association française de l’éclairage a piloté une étude sur l’influence de l’éclairage des autoroutes sur la sécurité auprès du CNRS. Malheureusement, cette étude n’a pas été convaincante malgré les résultats, surtout que l’expérience n’a été faite que sur simulateur de conduite. Cependant, s’il faut faire des lampes je recommande un éclairage économique et respectueux de l’environnement. Sur ce point, la norme européenne EN 13201 sur l’éclairage public me semble pertinente et j’invite les gestionnaires à le visiter. Trop d’éclairage provoque une pollution lumineuse et donne un faux sentiment d sécurité au conducteur. Lorsque nous marchons dans un endroit sombre, nous faisons très, très attention.

 

Investir sur la signalisation dynamique pour informer en temps réel le conducteur de tout intrus (piétons, animaux ou même stationnement dangereux) sur la chaussée autoroutier à l’aide des vidéosurveillance déjà en place sur l’autoroute à péage.

Enfin, pourquoi pas un sit-in pour l’éclairage de la route nationale ?

Le samedi 12 mai 2018 des personnaliste de notoriété (dont le frère Thiat de y’en a marre, C. yerim Seck...)  ont fait un sit-in sur le péage (cf. presse en ligne). Il est très noble de s’organiser pour l’amélioration des conditions de vie et de sécurité des compatriotes. Mais nous ne devons pas être embrigadés par nos émotions. Puisque cela peut nous mener vers des combats pour lesquels notre précipitation nous désarme d’emblée, ou nus mène vers la violation de la loi en réclamant la loi. Nous devons être outillés par une bonne recherche, préalable, cohérente et objective. Faire un sit-in sur une chaussée autoroutière doit être fait en dernier ressort. Car tout piéton qui franchit la chaussée autoroutière est en infraction. Or, en infraction, on ne peut prétendre à aucun droit. Mon confrère journaliste et non moins pertinent juriste, YERIM SECK, sait bien qu’en droit « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». Alors noble soit ce combat, il existait d’autres moyens pour l’entamer. Cela n'enlève en rien mon respect pour ces citoyens engagés.

D'ailleurs il existe une situation pire et qui cause des effets plus mortels : C’est notre propre route nationale dépourvue d’éclairage public surtout en zone d'agglomération. Le lundi 19 mars 2018, à 22heures j’ai été témoin oculaire d’un accident mortel. Sans éclairage public, un scooteur atterrit directement sur l'arrière d’un camion stationné sur la chaussée sans aucune signalisation (en violation notamment des articles 79 et  83 du code sénégalais de la route). Donc en violation des règles de stationnement de nuit sur la chaussée en agglomération. Pour dire que ce n’est pas forcement le défaut d’éclairage, mais ici l’éclairage est important, car en agglomération les piétons traversent la chaussée à tout moment. Le cas de la route de YARAKH en est également une illustration. Cette dernière est en double sens de circulation donc très dangereuse par rapport à l’autoroute qui est en sens unique. N’oublions pas que l’autoroute ne répond pas des mêmes exigences que les routes à grandes circulation ou les routes secondaires. Comme en dispose l’article 1er du décret N°2004-13 DU 19 janvier 2004, c’est une route faisant l’objet de prescription spéciale. Même lorsqu’elle traverse une agglomération l’autoroute garde son caractère spécial. C’est pourquoi elle est interdite au piéton, au véhicule à traction animale, au véhicule à bras. La vitesse y est relevée, le stationnement et l’arrêt y sont interdits, le demi-tour  et la marche arrière de même.  Donc ce qui est valable en agglomération n’est pas d’office exigible sur autoroute. L’argument selon lequel le péage doit être éclairé parce que nous payons est tout simplement fallacieux.  Ne paie-t-on pas des impôts qui financent la construction de nos routes nationales dépourvues d’éclairage public ?

Amadou GUEYE

Reporter Oxyjeunes Fm

Chercheur en sécurité routière

Acteur de la paix

gueyetic@gmail.com

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